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Si votre ramage se rapporte à votre plumage ...

Si votre ramage se rapporte à votre plumage ...

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Dans notre quête vers l’amour, je trouve que nous sommes trop nombreux à raconter la même histoire. Je la comprends mais elle est incroyablement déconcertante. Il serait bon qu’on arrête de détricoter nos peurs qui ne nous font plus rien ressentir. Ni le bien, ni le mal, ni le beau, ni le douloureux, rien. Il suffirait peut être, pour commencer, d’arrêter de croire que c’est compliqué.


Mais on continue de se blinder, on se braque, on « s’hermétise ». On sort les griffes quand l’autre, celui ou celle qu’on voit depuis quelques semaines seulement, s’approche trop près. On se refuse au laisser aller, à l’amour parce qu’on a trop peur de l’abandon, de la trahison, de la déception. NON on ne ressentira RIEN.


Il suffirait peut être de se respecter soi-même pour ainsi respecter l’autre. D’accepter aussi qu’il faut du temps, faire quelques concessions et ne pas s’arrêter à ses objectifs personnels finalement inutiles.


Que le changement que tout le monde craint, peut être a contrario très positif. Il suffit seulement de le découvrir.


Que notre société actuelle qui implique une refonte des relations et des valeurs communes, du peu de place dans la relation avec la recomposition éventuelle des enfants respectifs et qui plus est d’âges parfois différents, des gardes alternées croisées ou communes, des plannings professionnels parfois compliqués, des distances géographiques, etc. …

Il faut trouver sa place et son rôle et ne pas complexifier. A deux, on est censé aller plus loin. Seul, plus vite, mais droit dans le mur en ce qui concerne cette recherche vers la sincérité !

L’intrus qui viendrait s’immiscer dans nos habitudes est donc une hérésie. Ou alors restez incurablement célibataire et solitaire.


Parallèlement, nous ne savons plus communiquer. Nous le savons bien, c’est la base des couples mais aussi de ceux qui se construisent.

Je vais me risquer dans les deux paragraphes qui suivent à une présentation que certains pourraient qualifier de vieille garde sur la forme mais c’est bien le communicant qui pointe une anomalie de fond :

  1. Autre que la communication verbale, nous ne savons plus quel outil utiliser à bon escient. Le téléphone à même d’autres vocations. Nous envoyons des textos que l’on interprète comme l’on peut et qui prêtent d’emblée à discordes alors qu’ils étaient destinés à nous rassurer ; voire aussi à les utiliser lâchement pour la rupture … c’est pire, abject mais communément utilisé désormais. Nous sommes à des lustres des propos d’Audiard. Les tontons flingueurs appuient sur la gâchette sans même une bonne réplique.
  2. Les médias, les publicités, les téléréalités accaparent les fausses images et privilégient le profil de l’être idéal. Entendu par idéal que le physique, pour le reste c’est accablant. Il n’y a plus qu’une infime passerelle entre rêve, illusion et réalité d’où la confusion des genres qui trouble certains esprits. Une génération, masquée derrière ces artifices, est en quête d’une identité qu’elle ne trouvera peut-être jamais. Masques qui me font penser à une époque révolue des années 80 et du développement des séries de sciences fictions et des films fantastiques ; nous connaissions la frontière entre la fiction et le réel. Même déguisés en superman, nous n’espérions pas voler dès qu’on ouvrait une fenêtre et savions atterrir au détour d’un rêve dans la réalité pour reprendre notre chemin !

 

Plus les outils se développent moins nous savons les utiliser à bon escient. Les mails, textos, twittes, blogs, pages facebook et divers réseaux sociaux se traduisent aux travers de codes, d’expressions, de cibles différentes ou complémentaires. Faut-il connaitre le support adapté au message à faire passer mais on les utilise par leur praticité et non pour l’objectif à atteindre. Les erreurs commises sont donc irréversibles et les conséquences irrémédiables. Les utilisateurs sont malheureusement aux antipodes de cela.


J’entends aussi beaucoup dire : «maintenant, je sais ce que je veux» (et/ou « ce que je ne veux plus ») et pourtant les messages qui courent sans modération sont « je me suis trompé(e)».


Mais l’autre n’est pas soi. Il ne s’agit pas de créer un avatar pour se sentir « comme à la maison » !

 Il ne s’agit pas non plus de trouver sa moitié, son alter ego car il est trop risqué de se perdre à travers une autre personnalité. Et par conséquence, lorsqu’il y a rupture (ou pire, un décès), vous devenez … que la moitié de vous-même, imaginez donc, en ce cas, la difficulté pour se relever.


Paradoxalement pour affronter ses peurs, on remonte en selle pour s’interdire de s’enfoncer dans la solitude pour renouveler en boucle ces mêmes erreurs sans vergogne. En ça, je ne peux le contredire, il faut vaincre ses peurs ; mais il faudrait surtout les travailler, faire face à la réflexion de son miroir puis seulement après, galoper sans peurs … et sans reproches.

"Je t'accompagnerai si tu trouves ta route" comme disait l'autre ...


Ne serions-nous pas psychorigides ou psycho exigeants, psycho-n’importe quoi pour nous diriger vers du psychorien ?


Certes, je ne veux pas entrer dans cet autre débat : « des cons, il y en a à la pelle » avec à la clé, encore Audiard : « Les cons, ça ose tout. C'est même à ça qu'on les reconnaît"- Et pourtant …

Il faut donc savoir se prémunir. Il faut faire le tri et surtout les reconnaitre réellement, faire la bonne lecture derrière les leurres de la séduction. Certes, les rares élu(e)s par la grâce ne se trouvent pas en un tour de main.


Alors justement, faudrait-il travailler toutes nos croyances pour voir clair ?

Allons, raisonnons un minimum, avançons … il en va de nos jours heureux !

 

Ça serait trop difficile à supporter de trouver le VRAI bonheur ?

 

Ordinary Love !