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« l’homme qui descend à pied de l’espace »

« l’homme qui descend à pied de l’espace »

Ce que j’ai retenu de 2012, c’est un événement, une prouesse qui paraissait, il y a encore quelques mois, hors de portée de tout être vivant.


Que ressent-on lorsqu’on se retrouve coincé dans une minuscule capsule, à une température ambiante de -60°C, avec la terre 39 045 mètres plus bas ?

 

Seul Félix Baumgartner, ce « jumper » parachutiste de l’extrême, peut répondre à cette question.

Le 14 octobre dernier, cet autrichien de 43 ans est devenu « l’homme qui descend à pied de l’espace ».

 

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A peine plus de 3 minutes de chute libre, accomplies à une vitesse supersonique, l’on fait passer à la prospérité. Un projet apparemment fou, mais en réalité extrêmement préparé.

Pour repousser les limites de sa confiance en lui, l’homme a répété les mêmes gestes des milliers de fois et pratiqué une activité physique intense. Il s’est aussi entraîné en conditions quasi réelles, plongeant de 22 et 30 kilomètres de haut en 2012.


Pour sauter depuis la stratosphère à 39 kilomètres d’altitude de chute libre à 1 300 km/h, il faut n’avoir peur de rien et avoir une confiance absolue quant à son environnement de préparation. Des conditions naturelles aléatoires, du matériel défaillant, des calculs mathématiques élaborés par les ingénieurs (« mais la différence entre eux et moi, c'est que s'ils se trompent ça ne leur coûtera pas la vie » confiait-il), d’aucune base de référence, du vide spatial, de son état de conscience ...

Les médecins énumèrent les risques encourus durant la montée dans l'espace et le saut : l'hypoxie (manque d'oxygène), la somnolence, le manque de jugement, les troubles de la vision, l'épuisement et, surtout, le risque que le sang ne puisse plus rester à l'état liquide.


Le parachutiste s’est préparé 5 ans et il ne renonça jamais à sa mission.


« Mon rythme cardiaque était normal durant la montée en ballon, puis il a grimpé brusquement à 180 pulsations par minute à l’ouverture de la porte car cela m’a demandé un effort. Il est redescendu rapidement après le saut, pour se stabiliser autour de 120 pulsations durant la chute ».


Dans un entretien pour un média Français au mois de décembre, on pouvait remarquer juste une toute petite chose. La scène pouvait sembler banale si la température n’était pas négative et le nouveau héros des temps modernes, impassible en bras de chemise. A son aise, l’Autrichien n’affichait pas le moindre signe de lassitude, pas plus qu’il ne semblait souffrir du froid. On s’aperçoit que le quadra volant possède un temps de réaction sans équivalent, une faculté d’analyse hors norme et une détermination sans faille. Trois qualités qui lui ont permis de réaliser cet exploit.


A l’évidence, cet homme est à part.


Mais surtout, ce que j’ai retenu, moi, pur terrien, et lui qui n’a jamais eu peur du vide ; c’est qu’il a accepté un soutien psychologique … et oui !

Et pour vaincre une phobie … sa claustrophobie. Il éprouvait en effet une peur panique dès qu’il enfilait sa combinaison.

 

Pour cela, je ferai référence à cet article lorsque j’évoquerai les clés de la confiance en soi.