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Confiance en soi : savoir s'imposer

Confiance en soi : savoir s'imposer

Dans 100 000 dollars au soleil, Jean-Paul Belmondo affirmait : « Quand les types de 130 kilos parlent, ceux de 60 kilos écoutent ». Cette réplique écrite par Michel Audiard fait toujours mouche.

Mais je pense a contrario qu’écraser les autres n’est pas forcément la meilleure façon de s’imposer et qu’un poids plume peut se faire entendre par une armoire à glace …

 

Ils ne sont grands que parce que nous sommes à genoux. Etienne de la Boétie – discours de la servitude volontaire.

Affaire de confiance en soi et de tact tout d’abord.

 

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J’ai moi-même travaillé avec un cadre qui employait cette méthode physique et grande gueule détestable. Les conséquences managériales sont exécrables. Malheureusement, il me faisait rire au point d’avoir imaginé sa marionnette dans les Guignols de l’info (large mâchoire inférieure en avant et béret Français à côté de Monsieur Sylvestre « Beuuuuaaaah », le Ricain, l'incarnation de l'ultralibéralisme dans toute sa puissance et de son cynisme - et c'est pour dire - se moque encore de ce misérable manageur).

Je le plaignais de son propre mal-être pour réagir ainsi mais la pression qui pèse sur ces structures en particulier et les entreprises en générale favorise ce type de manager.

A vrai dire, à l’époque, ma fonction ne dépendait pas de ses sarcasmes. Mais malheureusement, l’observation que j’en ai faite m’a permis d’apprendre les dégâts collatéraux qu’il occasionnait aussi bien au sein de cette structure mais aussi en externe. Exceptionnel pour l’image d’un établissement !... et là, indirectement, au vu de ma mission de communicant, j’étais touché !

Je pourrai développer ce cas d’école … sa fonction à la direction d'un service devait s'appuyer sur sa mutation de manageur à leader - du guerrier au diplomate - L’équipe n’existait plus, il ne restait plus qu’un groupe subissant, sans motivation, sans ambition et résigné à son sort d’exécutant. Bougre quel plaisir d’aller au boulot !


L’image que l’on s’en fait, les conséquences que l’on imagine de ce film est le fruit de notre projection mais tout d’abord de nos peurs. Oublions ces spectres et nous réagirions autrement – concentré sur la situation et les mots à utiliser et non sur le comportement de ce Goliath –.

Faites la part des choses : le plus souvent ce n'est pas votre personne qui est en cause mais votre fonction.


Imaginons le pire. Je m’y suis amusé. Il peut toujours « gueuler » (ce terme correspond à ses meuglements), s’agiter, etc. … la plupart des échanges s'appuyant sur des rapports de force. Mais la confrontation n'est pas la solution. Face à ce profil autoritaire, il vaut mieux ne pas répondre à une injonction mais à placer son interlocuteur face à un choix.

Je sais, ça peut paraitre un peu facile. On n’en ressort pas forcément sans une suée.

Mais on y gagne en assurance.

Avec un chef à la conduite irrationnelle, prenez de la distance. Moins vous serez affecté, mieux vous réagirez.

 

Je reprends la citation amusante du Dalaï Lama :
“Si vous avez l’impression que vous êtes trop petit pour changer quelque chose, essayez donc de dormir avec un moustique. Vous verrez lequel des deux empêche l’autre de dormir”

 

Ce sont ces actes singuliers qui permettent d’obtenir le fruit de nos espérances. Nos croyances nous retiennent souvent captif. Restez muet et en ce cas vous resterez confortablement dans l’expectative, il s’agit juste de ne pas en souffrir … ne soyez pas fidèle à un système qui vous ronge !


Pour franchir le pas, l’émotion est la clé de l’intuition. Il existe deux types d’émotions :

  1. Les émotions saines et authentiques qui sont les émotions d’aujourd’hui 
  2. Les émotions inadaptées ou déplacées qui sont des émotions liées au passé

Pour comprendre nos spectres il faut apprendre ces deux points :

  1. Passé : pourquoi
  2. Comment : futur

Ça vous parle ?

Parlons-en !